Chimène Badi

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Chimène Badi M6 Music Live à Montpellier

Message par Admin le Ven 2 Avr 2010 - 22:00

M6 Music Live à Montpellier (gratuit) : Justin Bieber, Christophe Maé.




Après le Zénith de Lille, c’est le Zénith de Montpellier qui accueillera la 2ème date du M6 mobile Music Live lors d’un concert gratuit. Les 5 groupes gagnants de la région Sud : BLUE PARANOIA, ENEE, FILM NOIR, FRANZ et USKO monteront sur scène aux côtés de :

Justin Bieber (numéro 1 des ventes d'albums aux Etats-Unis cette semaine),
Christophe Maé,
Pixie Lott,
BB Brunes,
Chimène Badi,
Sheryfa Luna,
Justin Nozuka.

Ce concert fait suite à celui qui a lieu ce 2 avril au Zénith de Lille. A l’issue de ces 2 concerts les internautes sélectionneront ainsi les 4 groupes finalistes qui auront la chance de se produire sur scène le 19 juin à Issy les Moulineaux devant plus de 25 000 personnes en présence d’un plateau d’artistes français et internationaux.

Les places gratuites sont à retirer à la Fnac de Montpellier (rue des Pertuisanes) à la billetterie à partir du 21/04 : Lundi au vendredi : 10h à 20h. Samedi : 9h30 à 20h.

Zénith de Montpellier : Domaine de Grammont – avenue Albert Einstein – 34 000 MONTPELLIER Ouverture des portes à 19h30.

Concert diffusé sur M6 le 8 mai.

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Journée Spéciale Chimène Badi sur France Bleu le 3 mai

Message par Admin le Dim 18 Avr 2010 - 22:36



Journée Spéciale Chimène Badi
Lundi 3 mai

Chimène Badi passera la journée du lundi 3 mai avec les auditeurs de France Bleu pour leur présenter son nouvel album, le jour de sa sortie : "Laisse les dire".
Un rendez-vous exceptionnel à ne pas manquer !

Au programme de cette journée :
Interview, programmation musicale exceptionnelle, confidence de la chanteuse ainsi que des albums à gagner !

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?tag=gascogne

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Chimène Badi et Quentin Mosimann en duo sur Une autre monde pour le Télévie, Bruxelles, le 24 avril 2010

Message par Admin le Mar 27 Avr 2010 - 0:55

Chimène Badi et Quentin Mosimann en duo sur Une autre monde pour le Télévie, Bruxelles, le 24 avril 2010




Samedi soir, la télévision bruxelloise organisait le Télévie 2010, un Téléthon à la belge pour lever des fonds contre la leucémie. De nombreux artistes belges se sont mobilisés mais aussi des Français.
L'imitateur et protégé de Laurent Ruquier, Michaël Grégorio, était de la partie tout comme la douce Nolwenn Leroy. Après le tourbillon médiatique entourant la sortie de son album, Le Cheshire cat et moi, la jolie brune était apparue en supportrice de charme et de coeur de son compagnon Arnaud Clément. Pour Télévie, elle retrouve ses habits de chanteuse, pour une prestation toute en douceur dont elle a le secret.
Cette grande soirée caritative était aussi marquée par un autre ancien de Star Academy : Quentin Mosimann. Le jeune-homme que l'on a vu récemment en pleine séance de drague avec Nikos sur NRJ, a proposé son soutien à l'évènement. Il s'est également produit dans un duo explosif avec Chimène Badi.
Cette dernière, dont le nouvel album, Laisse les dire, est attendu le 3 mai prochain, a fait des infidélités à son homme, Vincent, le temps d'une chanson. Elle s'est laissé embarquer dans une reprise sautillante de Téléphone. Sur Un autre monde, Chimène et Quentin marient avec bonheur leur deux univers... Une prestation à découvrir d'urgences ci-dessous

http://www.purepeople.com


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Re: Chimène Badi

Message par sandraweb le Jeu 29 Avr 2010 - 14:45

Bonjour à tous,

Un petit mot pour vous informer que le nouvel album de Chimène Badi "Laisse-les dire" sort dans moins d'une semaine : le 3 mai.

Il sera disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légal (itunes, virginmega...) ainsi que chez tous les disquaires !

Rendez-vous sur sa fanpage pour plus d'infos : http://www.facebook.com/ChimeneBadiOfficiel

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Re: Chimène Badi

Message par Admin le Jeu 29 Avr 2010 - 15:14

Merci beaucoup pour cette super info et pour le lien.

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Chimène Badi “Vivement Dimanche” : Spéciale Olympia dimanche 2 mai sur France 2

Message par Admin le Sam 1 Mai 2010 - 11:57

“Vivement Dimanche” : Spéciale Olympia dimanche 2 mai sur France 2

Dimanche 2 mai à 14:10, Michel Drucker et Charles Aznavour fêteront sur France 2 le centenaire de la naissance de Bruno Coquatrix, fondateur de l’Olympia, dans un “Vivement Dimanche” spécial.

Ils recevront : Chimène Badi, Salvatore Adamo, Guy Bedos, John Mamann, Jean-Michel Boris, Paulette et Patricia Coquatrix, Arnaud Delbarre, Serge Lama, Alain Souchon. Une interview de Marc Lavoine sera diffusée au cours de l'émission.

A 18:50 dans “Vivement Dimanche Prochain”, c'est Laurent Gerra qui co-animera avec Michel Drucker la dernière partie de cette émission spéciale. Ils seront en compagnie de Laurent Baffie, Philippe Chevallier et des chroniqueurs de l'émission : Claude Sérillon, Jean-Pierre Coffe, Théo Phan, Faustine Bollaert.


Dernière édition par Virginie le Sam 1 Mai 2010 - 12:15, édité 1 fois

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Chimène Badi “On n'est pas couché” le 15 mai 2010

Message par Admin le Sam 1 Mai 2010 - 12:06


“On n'est pas couché”

Samedi 15 mai (tournage mercredi 12 mai) : Chimène Badi.


Enregistrement

Mercredi 12 Mai 2010

De 18:30 à 23:30

Places disponibles


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Interview exclusive : Chimène Badi se confie sur sa

Message par Admin le Sam 1 Mai 2010 - 12:10

Interview exclusive : Chimène Badi se confie sur sa "guérison" et évoque la place de son compagnon Vincent, de sa mère...

"J'ai grandi, là-bas". Dix jours à New York, passés à enregistrer son nouvel album dans le mythique studio Avatar imprégné de légende et de chapitres entiers de l'histoire de la musique, auront suffi à Chimène Badi pour achever d'exorciser ses démons et cristalliser celle qu'elle est désormais. Et prendre un fresh start.
S'il convient désormais de l'appeler Chimène - tout court -, la vraie révolution est ailleurs, annoncée par un premier single (le premier en trois ans) explicite : avec Laisse les dire, Chimène s'affirme. Musicalement, en se laissant entraîner sur la piste d'un groove qu'on n'attendait pas ; artistiquement et personnellement, en adressant sans ambages cette chanson comme une riposte longuement mûrie et remâchée à ses détracteurs et ceux qui l'ont éreintée.
Chimène Badi se souvient de tout et affiche désormais un sourire entendu. Celui qui accompagne les victoires qui comptent. Car cet album à paraître le 3 mai, disponible en pré-commande et dont nous vous avons proposé plusieurs extraits assortis de leurs vidéos, a tout d'une guérison, comme elle nous l'a confirmé. "C'est ma personnalité, je suis comme ça", nous a souvent répété l'intéressée au cours de l'entretien (découvrez-en en vidéo les temps forts ci-dessus) qu'elle nous a accordé en amont de cette sortie attendue, n'occultant ni les méandres de son tempérament "compliqué", ni la sérénité qu'elle a acquise (y compris grâce à l'apaisement de ses rapports fusionnels avec sa mère et l'épanouissement de sa relation avec son compagnon Vincent), et qui irradie.
New York, Paris, Bruxelles... et Perpignan
Contrairement à Yannick Noah ou Gérald de Palmas, qui ont cherché dans l'exil à Big Apple un nouveau home - pour le premier - ou un nouveau décor pour se ressourcer - pour le second -, Chimène, qui "va essayer de faire vivre le plus longtemps possible" le blog qui a permis à ses fans de suivre son escapade au jour le jour, avoue : "Je me suis retrouvée à New York sans vraiment le vouloir. Mais je savais que j'allais m'enrichir". En suivant le réalisateur Scott Jacoby, venue la rencontrer chez elle, du côté de Perpignan, elle a franchi un palier : "j'ai surtout grandi, là-bas. D'un coup, hein ! Pourtant, je suis resté dix jours. Mais les personnes avec lesquelles j'ai travaillé, la méthode, le fait d'être complètement coupée de Paris, de la famille, de là où j'habite...". Une opportunité et une sorte de parenthèse enchantée, avant d'aller assurer le mastering à Bruxelles, qui n'entamera en rien l'attachement au Sud, qu'elle a notoirement chanté - lors de notre rencontre, c'est l'état de son jardin après les chutes de neige exceptionnelles qui l'inquiétait : "Je sais que je ne pourrais pas y vivre, je ne supporte pas de devoir lever la tête pour voir le ciel", commente-t-elle à propos de New York.
C'est là-bas, sous la houlette de Scott et de musiciens émérites dont il s'est entouré (Graham Hawthorne, Gail Ann Dorsey), qu'est née la coloration chaude de l'album, son empreinte très groovy, par endroits volontiers funky avec une grosse section rythmique, très soul avec son orgue Hammond omniprésent, ses choeurs enveloppants, sa pulsation : "Quand on a reçu les maquettes, elles étaient soit à l'état brut, soit d'une manière beaucoup plus proches de ce que j'avais fait auparavant. Je me suis amusée à les prémaquetter, juste guitare-voix, chaque titre. Puis on les a fait écouter à Scott. Et c'est la touche de Scott, tout l'arrangement. C'est lui qui leur a donné une direction pareille, des sonorités pareilles. Evidemment, c'était le chemin que je voulais prendre, c'était ce que je voulais entendre... Après, c'est sa magie à lui."
Guérison en mode groovy
Une magie qui a opéré pour Laisse-les dire, véritable leitmotiv de ce retour : "Le thème était hyper important pour moi. Un pied de nez aux personnes... qui se reconnaîtront (...) Musicalement, c'est exactement le p'tit truc que je voulais. Je voulais que tout soit logique, en osmose (...) Tu sais, quand tu t'arrêtes pendant trois ans, tu entends des choses. Beaucoup. Il y a des choses qui m'ont blessée, bien sûr, qui m'ont fait même beaucoup de peine. Parfois, il m'a fallu énormément de temps pour l'encaisser (...) Il fallait bien me connaître pour pouvoir déceler que je vivais en souffrance cette carrière-là, au départ. Quand tu ne fais pas partie du moule du moment, c'est difficile..." Et de continuer de s'épancher : "J'ai été fatiguée de combattre dans le vent. Alors, aujourd'hui, m'abîmer pour des choses qui n'en valent pas la peine, non. Je fais de la musique pour être épanouie, pas pour être triste. J'ai envie de vivre mes moments, s'il y en a encore, des moments artistiques, à 200%. Etre dans la réalité de la vie, être entourée de personnes d'un milieu social pas forcément exceptionnel, de gens qui n'ont pas des moyens exceptionnels, être dans la vraie réalité de la vie et pas dans le milieu de la musique, les paillettes, ça te fait voir où sont les choses les plus importantes."
L'amour de Vincent, l'amour de maman...
Deuxième homme capital dans cette renaissance et la personnalité (artistique et humaine) assumée de Chimène, celui qui partage sa vie , Vincent : "Il a compris comment je fonctionnais et il m'aide. Il m'a apporté beaucoup de stabilité. Avant, ma vie ne tournait qu'autour de la musique, et je ne voyais que par le travail. Et c'est dommage, parce que c'est important de penser à soi aussi pour pouvoir donner de belles choses, parfois. Et aujourd'hui, j'arrive à associer les deux". Embrassant enfin l'amour sans réserve et avec une totale confiance après l'avoir tant frôlé, Chimène peut aussi se libérer en musique, comme en témoigne, sur l'album, le titre intimiste J'ai souvent frôlé l'amour, dans lequel de nombreuses femmes se reconnaitront selon elle : "C'est vrai en plus. Ce n'est pas le genre de textes que j'aurais pu chanter auparavant. Il y a quelques années en arrière, je ne pense pas que j'aurais assumé. L'amour m'a aidé à me sentir beaucoup mieux dans mes pompes."
Exorcisme encore lorsqu'elle choisit de faire d'un traumatisme d'enfance la chanson Septembre 94 : "C'est une chanson qui n'a été écrite qu'à base d'anecdotes de cette fameuse rentrée en 6e. De toute façon, c'est le moment où ma vie se bouleverse totalement. Jusqu'à l'âge de 12 ans, j'étais vachement bien, j'avais une vie très calme, j'étais très timide. Quand je suis rentrée au collège, je ne me suis pas sentie à ma place. Les années collège, ça a été hyper compliqué. Cette chanson, ce sont des vieux démons qui étaient toujours là, qui planaient au-dessus de ma tête".
Au coeur de l'album, une chanson étroitement liée à ce processus artistico-thérapeutique : D'une mère à sa fille. Avec des mots indéniablement très maternels et rassurants, Chimène y aborde ses rapports très fusionnels avec sa mère, au point qu'ils ont pu être difficiles à gérer pour toutes les deux, et l'invite à vivre sa vie de femme à présent que sa fille s'assume pleinement : "Ce n'est pas un rapport ambigu, c'est juste que c'est peut-être un peu trop fusionnel, entre elle et moi. Et que je n'ai jamais réussi vraiment - est-ce que c'est moi ou est-ce que c'est elle, peut-être plutôt elle - à couper le cordon. Ma mère, c'est la mamma. C'est la maman très protectrice qui ne vit que pour ses enfants. Moi, je suis la plus grande, en l'occurrence, quand je suis partie, ma mère l'a très mal vécu. Et de la voir souffrir, ça a été très compliqué pour moi. Maintenant, nous sommes à trois heures de route l'une de l'autre. On se voit beaucoup plus. Et puis, je ne dis pas que cette chanson a tout résolu, mais elle lui a permis aussi de se recentrer un peu sur elle-même, c'est ce que je voulais. Le texte, c'était ça : "pense à toi, tu as porté tes enfants à bout de bras, maintenant tu as le droit de penser à toi et de t'épanouir". Je le lui ai toujours dit, mais peut-être que le fait de l'avoir fait en chanson, ça l'a touchée beaucoup plus fort et mis un petit électro-choc (...) Il y a eu surtout des larmes : je pense que n'importe quel enfant qui écrit une chanson à sa mère avec des mots pareils..."

"C'est un peu les montagnes russes dans ma vie... Mieux je me sentirai et plus je dirai ce que je pense."
Dès le 3 mai, le public découvrira les autres facettes de la "nouvelle" Chimène, au travers de cet album sur lequel vous attendent également, après l'ouverture groovy, rythmé par cuivres et basse, J'ai lu ton nom, une ballade feu de bois digne qui pourrait venir du froid canadien d'Isabelle Boulay (Froid), un titre écrit par Grand Corps Malade, En vous, qui sonne comme la suite de Tellement beau (album Le Miroir) et est une offrande au public, un duo franco-anglophone avec la chanteuse Maiysha (The only one), ou encore un morceau final troublant d'incertitude avec son violon déchirant (Un jour de trop).
Puis, après une ultime phase promo (notamment dans les espaces culturels Leclerc) sur scène, à l'occasion d'une tournée qui débutera le 29 octobre 2010 à Lille et sera marquée par deux Olympia, les 20 et 21 novembre. L'occasion de mesurer à quel point Chimène, de son propre aveu, est une "éponge" à émotions : "Je serai toujours bouleversée, c'est dans ma nature. Oui, c'est un album de guérison, j'ai dit beaucoup de choses qui m'ont fait du bien, mais je serai toujours comme ça. J'ai une personnalité assez... pas compliquée, mais... parfois c'est difficile d'être à mes côtés. C'est un peu les montagnes russes dans ma vie. Le monde dans lequel on vit, la société dans laquelle on évolue, ça me travaille beaucoup. J'ai un sentiment de culpabilité : pourquoi moi, ça va pour moi, et les autres pas ? Oui, je suis un peu une éponge, c'est vrai. Je pense que cela doit être difficile de vivre avec moi, parce que je passe par des hauts et des bas, du rire aux larmes. Plus le temps passera et mieux je me sentirai ; mieux je me sentirai, et plus je dirai ce que je pense. Et le fait d'avoir touché à l'écriture, à la compo, j'ai envie d'en faire beaucoup plus. Plus tu grandis, plus tu as de choses à dire. Au moment de mon premier album, je n'avais pas grand-chose à dire : je sortais du lycée, je n'avais pas une vie exceptionnelle..." Le chemin parcouru sera à mesurer dans quelques jours, avec la sortie de Laisse-les dire.

Propos recueillis par Guillaume Joffroy pour Purepeople.com


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Sudouest - Chimène Badi, plus sereine le 27 avril 2010

Message par Admin le Sam 1 Mai 2010 - 12:21

Chimène Badi, plus sereine.



La chanteuse présente son quatrième album « Laisse les dire ». Plus apaisée, plus sereine, le nouvel opus de la Villeneuvoise s'en ressent.

On l'avait perdue de vue. À moins d'appartenir à son cercle d'intimes, bien malin qui pouvait dire où trouver la Lot-et-Garonnaise aux quasiment 3 millions d'albums. On l'a retrouvée un sourire dans la voix et un quatrième album dans les mains, « Laisse les dire », disponible depuis hier sur Internet et dans les bacs, lundi. On découvre qu'elle a délaissé Paris pour la campagne perpignanaise, et de retremper ponctuellement les racines à Villeneuve où se trouve toujours sa famille. La chanteuse de 27 ans retrouve requinquée le saladier musical après deux ans d'absence, sans crainte et sans bémol. Entretien.

« Sud Ouest ». Vous retrouvez la promo, les interviews, les soirées parisiennes… Bref, tout ce qui vous a fait fuir ces dernières années. Pas trop dur ?


Chimène Badi. Hormis des soirées dont je ne connais rien puisque je n'y vais jamais, ma promo se limite aux émissions de radio, aux interviews, aux CD… ensuite je rentre à la maison et c'est vraiment agréable. Auparavant, c'était pesant d'être tout le temps dans le monde de la musique, de ne jamais en sortir. Aujourd'hui, c'est totalement différent. Je reviens beaucoup plus fraîche, sereine, apaisée. Je connais un peu mieux le monde dans lequel j'évolue depuis presque huit ans et je l'appréhende de manière très positive.Chimène Badi laisse dire pour dire

Qu'on aime ou pas Chimène Badi, il serait injuste de ne pas lui accorder un brin de voix et des capacités vocales hors norme. Ses cordes ont largement participé à son ascension. A-t-elle trop tiré dessus ? En tout cas, suffisamment pour se lasser. La performance pour la performance a fini par user la Villeneuvoise : « Je ne veux plus tomber dans le dépassement et la recherche de notes inaccessibles juste pour prouver que je suis capable. » Elle ne se contente pas de le dire, elle le chante au travers d'un quatrième album où la voix s'est adoucie, dans lequel elle mise sur la maîtrise et la subtilité plutôt que les envolées démonstratives.
La chanteuse cosigne deux titres : « D'une fille à sa mère » et « Septembre 94 », racontant son entrée pénible au collège Gaston-Carrère de Casseneuil. Imprégnée de soul et de teintes jazzy, « Laisse les dire » a été enregistré entre Paris, New York et Bruxelles. Avant de se lancer dans ce projet, elle en a refusé deux au préalable : « Je ne me retrouvais pas dans le premier, encore moins dans le deuxième. En discutant avec mon producteur et mon directeur artistique, j'ai évoqué mes envies et ça s'est fait très simplement. On a fini par croire aussi en mes choix », relève-t-elle souriante.
Elle rentrera en studio au début du mois de juin pour les répétitions de sa tournée. Celle-ci doit débuter en septembre et doit notamment passer par l'Olympia en novembre.

On vous a perdu de vue ces trois dernières années. Où étiez-vous passée ?

J'ai déserté (rire). Non, je plaisante. J'avais besoin de me retrouver et d'analyser un peu ce qui m'était arrivé. Tout s'est passé très vite et j'avais besoin de prendre le large. J'en avais besoin physiquement et psychologiquement. J'avais le sentiment de devenir une autre, de perdre de ma personnalité.

Qu'étiez-vous en train de devenir ?

Quelqu'un que je n'ai jamais été : une personne moins à l'écoute des autres, centrée sur elle. Ce n'est pas anormal quand, pendant sept ans, on cravache et on sort album sur album. J'avais l'impression d'être devenue une sportive de haut niveau. Mais rester sans arrêt dans la performance et essayer de donner toujours le meilleur de soi, ça peut abîmer. Le plaisir avait disparu et ça m'a fait peur. C'est aussi pour ça que j'ai arrêté. Je ne voulais pas livrer des choses qui n'existaient plus.

Aujourd'hui, vous êtes-vous retrouvée ?

Forcément quand on quitte ce monde-là pendant quelque temps et qu'on retrouve une réalité de vie dans laquelle on évolue sereinement avec ses amis, sa famille, ses proches. Aujourd'hui, je reviens et je me sens neuve.

Vous ne mégotez pas sur l'intime dans cet album. Besoin de se livrer ? D'expier par le texte des souvenirs ?

J'ai toujours voulu que la musique soit une forme d'exutoire, de thérapie, l'utiliser comme moyen de me vider. Même si sur mes albums précédents je n'étais pas restée en surface, je m'étais laissée guider. J'étais jeune et n'avais pas forcément le recul nécessaire pour livrer mes sentiments, ma vision du monde et de la société. Avec du recul et de la maturité, j'assume beaucoup plus ce que j'ai à dire. Me livrer est pour moi le but premier de cet album. J'ai l'impression que par le passé, on est un peu passé à côté de ce que je suis. À travers cet album, je voulais faire découvrir ma vraie personnalité.

Et que compose la personnalité de Chimène Badi ?

C'est quelqu'un qui, je pense, est plutôt sympa. Mais quelqu'un qui vit sur des montagnes russes. Je peux facilement passer du rire aux larmes, sans aucune raison parfois.

Vous aviez besoin de dire des choses à vos proches, à votre mère en particulier au travers du titre « D'une fille à sa mère »…

Cette chanson, c'est un cadeau plus qu'autre chose. Je voulais lui dire des choses mais sans tomber dans le dramatique. Je voulais que cette chanson nous permette de nous épanouir. Notre relation est vraiment fusionnelle, parfois un peu trop. Il s'agissait pour moi de dire à maman d'être heureuse, de vivre sa vie, d'être sereine car elle a porté ses enfants à bout de bras. Elle les a amenés là où elle devait les amener et qu'elle devait maintenant penser à elle.

Comment l'a-t-elle reçue ?

Plutôt bien. Elle a été, je pense, très émue et surtout réceptive. Elle a plutôt évolué avec cette chanson et j'ai l'impression que ça l'a apaisée. Moi en tout cas, ça m'a fait beaucoup de bien.

Dans « Septembre 94 », vous livrez une tranche de vie : votre entrée pénible au collège de Casseneuil. Chanson romancée ou réalité ?

Les anecdotes sont bien réelles, je me suis réellement servie de ma sixième, de ce moment de ma vie où je me suis sentie complètement paumée. J'ai vraiment mal vécu mes années collège. Je ne me sentais pas à ma place et tout ce que je voulais, c'était chanter.
Quand je la chante, j'ai vraiment le sentiment d'avoir 12 ans. Je me revois dans ma chambre avec des peluches que j'attrape en imaginant qu'on vient de me les lancer sur scène.

Plus de simplicité, moins de démonstrations vocales, une puissance maîtrisée… « Laisse les dire » est l'album d'une femme, non plus d'une jeune femme ?

Oui. Il y a aussi l'envie de ne pas faire un duplicata de mes albums précédents. J'aime l'idée de présenter une nouvelle facette. Être marathonienne et chanter des notes inaccessibles, c'est un fait. Je n'ai pas toujours cru en moi et j'ai énormément apprécié d'essayer de me dépasser mais ça ne m'a pas toujours fait que du bien. J'avais envie de passer à autre chose. L'émotion peut aussi passer dans un chant plus replié sur soi.

Comment s'est passée la collaboration avec Grand Corps Malade ?

Grand Corps et moi nous nous connaissions déjà, étant dans la même maison de disques. Il m'a écrit la seule chanson en anglais de l'album. Je voulais un texte sur mon public. J'ai eu plusieurs propositions mais je n'ai pas accroché. Quand Grand Corps a livré son texte, c'était tout simplement ce que j'avais envie de dire. J'aime sa plume : c'est hyperlogique, très bien écrit, chaque mot a son importance. Et puis, je trouvais sympa qu'un slameur intervienne sur un album de Chimène Badi. On a toujours pu croire que j'étais cantonnée à une case bien précise et que je ne pouvais pas en sortir. La preuve que si.

Vous avez beaucoup souffert du regard d'autrui, des jugements… Vous parvenez aujourd'hui à prendre de la distance ?

Si je n'avais pas réussi à m'en détacher, je n'aurais pas pu interpréter « Laisse les dire ». Je pense avoir réellement dépassé tout ça. J'ai appris à prendre ce qui était bon. J'ai aussi appris à me confier pour qu'on m'aide, pour qu'on me rassure. J'ai retrouvé un équilibre de vie. Je serai hyperdéçue si je retombais dans ce cercle vicieux qui m'a empêché d'apprécier beaucoup de moments de ma carrière. Je veux juste faire de la musique, pour la musique, parce que j'aime en faire et que ça me permet de m'épanouir.

Votre maison de disque présente l'album comme votre « tout premier » album. Simple phrase promotionnelle ou sentiment sincère ?

En m'étant arrêtée pratiquement deux ans, tout s'est mis à renaître. J'ai l'impression d'avoir assisté pour la première fois à la création d'un album, de vivre ce que je n'ai pas vécu sur le premier (« Entre nous »). En sortant de « Popstars », il fallait surfer sur la vague. L'émission a été pour moi un magnifique tremplin mais il avait fallu lancer l'album très vite. Je n'ai pas vécu la création, travailler en y allant petit à petit, se livrer, etc. Sur celui-là, j'ai vécu tout ça. Alors oui, c'est comme une première fois.

http://www.sudouest.fr

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la nouvelle vie de chimène Badi journal le Parisien du 2 mai 2010

Message par Admin le Dim 2 Mai 2010 - 13:33


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Chimène Bad -i interview Télé 7 Jours mai 2010

Message par Admin le Lun 3 Mai 2010 - 15:48


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Chimène Badi magazine Ici Paris mai 2010

Message par Admin le Mar 4 Mai 2010 - 12:07


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Re: Chimène Badi

Message par Céline le Mar 4 Mai 2010 - 17:07

Merci Virginie pour les scans.
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Chimène Badi :

Message par Admin le Jeu 13 Mai 2010 - 12:09




Chimène Badi : "Oui, j'ai pris la grosse tête"

rois albums en trois ans, et puis plus rien. Découverte en 2002, Chimène Badi sort son premier album "Entre Nous" début 2003. Porté par le single du même nom, l'album s'écoule à 600 000 exemplaires chez nous. Ce n'est que le début, puisque le suivant, emmené par la reprise de Michel Sardou, "Je viens du Sud", frôle le million de ventes. Rien ne semble pouvoir arrêter Chimène Badi, jusqu'à son troisième opus, "Le Miroir", qui totalise rapidement 300 000 ventes, mais qui s'effondre presque aussi vite dans les charts. Puis, c'est le silence radio.

Quatre ans plus tard, Chimène Badi est de retour, avec un image plus simple, un son sensiblement différent de ses premiers albums, et surtout, après avoir pris le recul dont elle avait besoin. A l'occasion de la sortie de son quatrième album, "Laisse-les dire", disponible depuis dix jours dans les bacs, la chanteuse a reçu Ozap. Elle nous parle du passage à vide qui a suivi la sortie de l'album "Le Miroir", de sa volonté de faire un album dont elle est fière, et non un album de reprises ou une copie conforme de ses précédents opus, ou encore des attaques dont elle a fait l'objet au début de sa carrière, et qui l'ont en partie poussée à quitter la capitale. Entretien.

« On a réfléchi à un album de reprises »

Comment s'est fait cet album ? Tu as mis longtemps à l'enregistrer, ou tu as pris de longues vacances avant de t'y mettre ?
Il y a beaucoup de critères qui sont rentrés en considération. Si ça a mis du temps, c'est d'abord parce que j'ai cherché, j'ai essayé plusieurs choses, enregistré plusieurs maquettes avec des styles différents. Et puis voilà, on a fait deux projets qui finalement pour moi n'étaient pas ce que je voulais à la fin...

Deux albums complets ?

On avait des titres maquettés oui, dans deux styles différents. Le premier était un peu proche de ce qu'avaient fait Amy Winehouse ou Duffy, mais finalement, je ne m'y retrouvais pas. Ensuite on a essayé un autre truc, on a fait des reprises, et c'était encore moins ce que j'avais envie de faire. Et puis finalement, j'ai discuté avec mon directeur artistique, et je lui ai dit « je veux faire des titres inédits, mais je veux qu'à un moment donné, une rencontre musicale se fasse ». Je voulais allier ce que j'avais fait auparavant, avec un son avec lequel j'ai toujours grandi - puisque mon père a toujours écouté du blues, de la soul, du gospel. Je voulais ces sonorités-là, et on est parti là-dessus. Et après ça a été très vite, puisqu'on a mis un an et demi pour faire l'album.

Et la rencontre musicale, c'est avec qui ?

Mon directeur artistique m'a proposé de rencontrer Scott Jacoby, le réalisateur de l'album. Il est venu chez moi dans le Sud, là où j'habite, et déjà, quand il est entré, il y a quelque chose de très positif que j'ai senti. Je me suis dit « c'est quelqu'un qui m'amène un lot de bonnes choses ». Et on a commencé à discuter, je lui ai fait écouter les albums d'artistes que j'appréciais, il m'a fait chanter dans les graves, il prenait des notes, il me posait plein de questions... Je trouvais ça assez sympa, parce que la plupart du temps, les réalisateurs ont plutôt tendance à s'adresser à la maison de disques. Là, j'ai eu un véritable échange avec lui, il prenait vraiment en compte mes envies, mes choix, et j'ai décidé de travailler avec lui.

« Certains médias n'ont pas hésité à me dire des choses très douloureuses »

Tu habites dans le Sud... Tu as donc quitté Paris ?
Oui, il y a deux ans et demi.

Pour une raison particulière ?

Tu sais, je crois quand je suis arrivée à Paris, bon bah voilà c'était chouette, j'étais à Paris, mais je ne me suis jamais projetée, je ne me suis jamais dit que je resterais sur Paris. J'avais besoin de me rapprocher de la vie dans laquelle j'avais grandi, et j'ai toujours grandi près de la nature et ça me manquait beaucoup. Mes amis me manquaient, mes proches me manquaient, et finalement, à Paris, je n'avais qu'un semblant de vie : tout tournait autour de la musique, mais je n'avais que ça. Le reste, je ne l'avais plus. Et c'est difficile, à un moment donné, de ne vivre que comme ça. Et donc j'avais besoin de prendre le recul nécessaire dans un endroit où j'allais vraiment me sentir retirée.

C'est une décision qui est en rapport avec le message de l'album, et du premier single "Laisse-les dire" ? Il y avait trop de négativité à Paris, et à un moment tu as préféré partir ?

Oui, il y a ça. C'est un tout en fait. Quand je suis arrivée dans le monde de la musique, je ne faisais pas du tout partie du moule du moment, et certains médias n'ont pas hésité à me dire des choses très douloureuses, à me juger sur mon physique, sur ce que je pouvais véhiculer, représenter... et à un moment donné, même des anonymes ont été très durs, dans leurs paroles. Et finalement, c'est juste un petit pied de nez, pour dire que tout ça est derrière moi. Ce sont des choses qui, auparavant, m'empêchaient parfois d'apprécier certains moments de ma carrière, et je n'ai juste pas envie que ça se reproduise. Tout ça, j'ai pu m'en rendre compte avec ce recul-là, avec ce break-là. Je n'aurais jamais pu analyser tout ça si je ne m'étais pas arrêtée.

« Je me suis toujours demandé "Pourquoi moi ?" »

Tu donnais pourtant l'image de quelqu'un d'assez fort à l'époque... C'était nécessaire d'avoir cette carapace ? Et elle n'a donc pas suffi finalement ?

La carapace, elle a suffi pour me protéger aux yeux des gens. Mais elle ne m'a pas protégée moi. Tout ça, ça me touchait énormément. C'est vrai que je véhiculais cette espèce de force, peut-être due aussi à la manière dont je chantais. Tout ça, et ma carrure aussi, faisait que je paraissais très forte et insensible presque, alors que ce n'est pas du tout le cas. Ca a été très dur pour moi en fait. Je n'étais déjà pas quelqu'un qui est très bien dans ses pompes, et le fait d'assumer mes complexes en plein jour, sous les projecteurs, et avec un manque de maturité - je pense, parce que si j'avais été assez mure ça n'aurait pas pu m'atteindre - ça m'a fait beaucoup de mal. Ca a été dur d'accepter ces réflexions qui finalement sont un peu au ras des pâquerettes.

Et selon toi, qu'est-ce qui a motivé ces attaques à ton égard ?
Je ne sais pas. Je me suis toujours posé la question « pourquoi moi ? », pourquoi...

Je pense qu'il n'y a pas que toi non plus...

Non, j'espère, mais pourquoi on s'en est pris à moi... Parce que je pense que, sincèrement, je n'étais pas comme les autres. Je ne ressemblais pas à ce qu'on pouvait voir d'habitude, et je faisais un peu intrus. Donc forcément, un intrus, on a toujours un peu tendance à parler de lui. Et puis la méchanceté, évidemment.

« Oui, j'ai pris la grosse tête »



Le troisième album est sorti il y a quelques années déjà, et après un très bon démarrage, il a eu beaucoup plus de mal par la suite, et les singles suivants n'ont pas du tout marché... Aujourd'hui, tu sais pourquoi ?Je pense que, d'abord, j'ai été victime comme beaucoup d'autres de la crise du disque. Internet, ça ne m'a pas aidé. Mais à mon avis, le positionnement de cet album, de ma personnalité, a un peu faussé mon rapport avec le public. On m'a peut-être pas reconnue, mais je parle vraiment en termes d'image...

Oui, on te voyait un peu diva, aussi bien dans le clip de "Tellement beau" que même dans le packaging de l'album...

Exactement. Et malheureusement, ce n'était pas du tout l'état d'esprit dans lequel j'étais. Je n'ai jamais été dans cet état d'esprit-là. Après, forcément, il faut l'expliquer pour qu'on puisse le comprendre, mais je n'ai pas pu l'expliquer à qui que ce soit. Donc c'est pour ça que j'ai décidé aussi de prendre le large. A un moment donné, je me suis sentie devenir quelqu'un d'autre, et perdre un peu ma personnalité - et ça m'a fait flipper en fait. Ca m'a fait tellement peur que je me suis rendue compte que j'étais en train de devenir quelqu'un qui était à l'opposé de qui je suis. Je me suis dit « je suis en train de devenir un robot, je fais les choses par automatisme... faut que je m'arrête ! ». J'étais lasse et j'avais besoin de m'arrêter, de prendre le large et d'analyser tout ça. Finalement, je ne m'étais pas du tout rendu compte de ce qui m'était arrivé.

Quand tu parles de devenir quelqu'un d'autre, tu veux dire que tu étais en train de prendre la grosse tête ?

Oui, c'est ce que je suis en train de dire. C'est sincèrement ça. A un moment donné, je ne me reconnaissais pas. Même par rapport à ce que je dégageais physiquement : j'avais vachement maigri, je commençais à ressembler à quelqu'un d'autre, et c'était quelque chose dans quoi je ne voulais absolument pas tomber. Mais après, c'est normal pour une jeune femme, quand elle a été très mal dans sa peau et qu'elle commence à se sentir mieux, de vouloir le montrer, mais sans s'en rendre compte. Donc je suis passée par ces deux états d'esprit-là, et je me suis rendue compte qu'aucun des deux ne m'allaient, parce que je ne suis ni quelqu'un de timide et d'agressif, ni quelqu'un de prétentieux et qui se sent au dessus des autres. C'est juste qu'à un moment donné, je me suis perdue dans tout ça. Et je pense sincèrement que ces deux années de break et de recul vis-à-vis de la musique m'ont permis de me recentrer sur les choses réelles et importantes de ma vie, et pourquoi j'avais envie de faire de la musique. Aujourd'hui, je suis juste moi-même, et je suis ravie que cet album permette à mon public de comprendre qui je suis, parce que je pense qu'à un moment donné, certaines personnes ne m'ont pas comprise.

« J'ai trop de respect pour mon public et pour moi, pour choisir la facilité »

Tu parlais tout à l'heure d'un projet d'album de reprises. Je pense qu'il y a vraisemblablement une partie de ton public qui attendrait ce genre de choses, et que le succès serait probablement plus "facile" que l'album que tu sors... Ca n'est pas rentré en ligne de compte pour toi ?

Il y a un moment donné où je n'ai pas envie de rester sur mes acquis, et je n'ai pas envie de faire une photocopie de mes albums précédents. Et j'ai certainement, à mes yeux, beaucoup trop de respect pour mon public et de respect pour moi, pour choisir la facilité. C'est facile de faire un album de reprises. Mais je ne me voyais certainement pas, au bout de trois ans d'absence, après avoir travaillé très dur, revenir les mains dans les poches avec un album de reprises. Je ne dis pas que je ne le ferais jamais, je le ferais peut-être un jour. Mais je pense que ce n'était pas le moment, et ce n'était pas ce que j'avais envie de faire. Je voulais un album qui soit la moitié de moi-même. Je voulais être là tout au long de la création de l'album. Je voulais écrire, grandir, dire les choses, raconter des choses, parce que j'avais des choses à dire.

Depuis le début de ta carrière, tu as un statut de « chanteuse populaire », une étiquette à la fois positive et négative... Comment tu perçois ce statut ?

Très bien. C'est quelque chose qui ne m'a jamais déstabilisée. Je pense qu'être qualifiée de chanteuse populaire, je ne l'ai jamais vu de manière péjorative. Pour moi, un chanteur ou une chanteuse populaire, c'est quelqu'un que les gens apprécient, tout simplement. Et je préfère le voir comme ça, c'est beaucoup moins chiant, et ça me permet de ne pas me prendre la tête - et je n'ai pas envie de me prendre la tête sur ce genre de trucs.

« Une pub pour les cuisines ? Ce n'est pas prévu ! »

Tu dis que le plus important, c'est que les gens écoutent ta musique... C'est mieux, je suppose, s'ils paient pour l'écouter ?

Forcément, oui. Après, je suis quelqu'un qui trouve toujours des circonstances atténuantes à tout le monde... Je pense comprendre qu'aujourd'hui, un album soit cher. Vraiment, sincèrement, je peux le comprendre. Donc je suis partagée. Je pense que si beaucoup d'artistes m'entendaient, ils me taperaient dessus, limite, parce que dans le même temps, je peux comprendre que les artistes soient un peu paumés, un peu déstabilisés, parce que c'est difficile aussi pour nous. C'est comme si on allait dans un magasin, qu'on se servait, et qu'on ressortait sans passer par la caisse. Après, ce que j'ai envie de dire aux gens qui téléchargent illégalement, c'est que s'ils n'ont pas assez d'argent pour acheter, ils peuvent écouter la musique à la radio, à la télé, sur internet en streaming... Après, je ne peux pas être plus dure que ça. Je côtoie des gens qui n'ont pas les moyens, j'ai des amis qui ne peuvent pas se permettre d'acheter un DVD ou un album parce que 20 ou 30 euros, pour eux, c'est important. Donc je ne peux pas juger ces gens-là. Je jugerai ceux qui ont les moyens mais qui ne paient pas, parce qu'ils n'ont pas envie de se prendre la tête et de lâcher un centime. Pas les autres. Après, je me pose beaucoup de questions sur l'avenir.

Oui, économiquement, pour les artistes, c'est un problème...

Oui, et ça va devenir aussi difficile pour moi que pour d'autres. Mais j'ai vu mes parents galérer, je sais ce que c'est que d'avoir des difficultés financières... donc je ne juge pas ces gens-là.

Toujours sur le plan économique, les alternatives pour continuer à gagner sa vie en tant qu'artiste, c'est la scène ? C'est la pub ?

Je pense qu'il y a plusieurs alternatives... Après, je n'ai pas envie de me disperser non plus...

Est-ce qu'on va te voir dans une pub pour Hygéna comme Valérie Damidot ?

(Rires) Non, ce n'est pas prévu à l'ordre du jour ! Après, je suis quelqu'un qui est assez fourmi, donc j'ai essayé de faire en sorte de toujours mettre un peu d'argent de coté depuis le début de ma carrière. Bon, forcément, les deux années où je me suis arrêtée, j'ai vécu sur mes économies. Donc je fais attention, et puis si je fais de la scène, ça va me permettre de gagner aussi un peu ma vie - de toute façon c'est ce qui va nous permettre de mieux gagner notre vie aujourd'hui que la vente de disques. Après, j'essaie de ne pas trop stresser là-dessus. Je travaille sérieusement, je fais attention, je me protège, et voilà.

« X-Factor, je n'étais pas super emballée... »

En tant que téléspectatrice, que regardes-tu à la télé ?

C'est assez bizarre, mais je regarde beaucoup moins la télé qu'avant. Quand j'étais ado, je regardais tout le temps la télé, mon père me demandait toujours ce qu'il y avait parce que je connaissais le programme par coeur. Mais au fil des années, je regarde beaucoup moins. Mais quand j'ai le temps, que je suis pas trop crevée - parce que j'essaie de gagner des heures de sommeil, d'avoir une meilleure hygiène de vie - j'aime bien regarder des magazines, comme Zone Interdite, Capital, Le Grand Journal, des trucs comme ça...

Et les télé-crochets, tu n'es pas cliente ?

Si, de temps en temps...

X-Factor en particulier sur W9, vu que tu es amie avec Julie Zenatti ?

J'ai pas eu vraiment le temps de regarder, j'ai dû la voir deux-trois fois, je lui ai dit d'ailleurs. Je n'ai pas regardé beaucoup l'émission, parce qu'en même temps, je n'étais pas super emballée, honnêtement. Mais celle que je regarde, que j'apprécie, c'est Nouvelle Star. Je trouve qu'il y a des vrais personnages là-dedans, et ça me rappelle énormément mon époque Popstars, et c'est très proche. Ca me renvoie quelques souvenirs d'il y a quelques années.

Et si on te proposait un jour de co-animer une émission... ?

Non... Non, je ne me vois pas le faire. Pour un délire, un soir, le faire sur une émission, why not, il n'y a aucun problème parce que j'adore m'amuser. Mais le faire définitivement ou pour un long terme, sincèrement non. Par contre, si un jour je devais faire un truc, ce serait de la radio.

Tu y ferais quoi ?

Oh, je ne sais pas. J'animerais une chronique, peut-être. C'est un truc que j'aimerais bien faire. Mais animatrice télé, non. C'est un métier ! Etre une Virginie Guilhaume, moi, je ne pourrais pas. Je ne serais pas à l'aise.

Donc tu restes à ta place et tu y es contente...

Oui ! Et puis de toute façon, c'est ma réelle passion. C'est ce que j'aime du plus profond de mon coeur. Je ne peux pas faire autre chose. Je ne sais même pas cuisiner ! (Rires)

Publié par Charles Decant
Jeudi 13 Mai 2010 11h41

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Chimène Badi magazine paru Vendu mai 2010

Message par Admin le Ven 21 Mai 2010 - 2:09


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Re: Chimène Badi

Message par Janice le Ven 21 Mai 2010 - 8:45

Miciiii Virginie ;-)
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Chimène Badi à RTL

Message par Admin le Dim 23 Mai 2010 - 21:51


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Chimène Badi Concert gratuit M6 le 19 juin à Issy (Enrique Iglesias, Stromae...)

Message par Admin le Ven 4 Juin 2010 - 14:15

Concert gratuit M6 le 19 juin à Issy (Enrique Iglesias, Stromae...)





Après les 2 concerts qui ont eu lieu dans les Zéniths de Lille et Montpellier où se sont affrontés les groupes du Nord et du Sud, et dont nous vous avions fait part, le M6 mobile Music Live s’achève avec une grande finale le 19 juin. Gratuit, en plein air au parc départemental de l'île Saint Germain à Issy-les-Moulmineaux. Prélude à la Fête de la Musique... 25.000 spectateurs attendus

Les 4 groupes finalistes monteront sur scène aux côtés de ces artistes

Enrique Iglesias : Son nouvel album « Euphoria » sortira le 5 Juillet.

BB Brunes

Gérald De Palmas

Jena Lee.

Chimène Badi.

Laurent Wolf.

V.V. Brown

Ben l’Oncle Soul

Stromae

Taio Cruz.


A l’issue de ce concert, le groupe gagnant du M6 mobile Music Live sera désigné par le Jury.

Informations pratiques :

Concert gratuit – entrée libre Accès à partir de 19h30. Début du concert : 20h45.

Adresse : Parc départemental de l’Ile St Germain – Issy-les-Moulineaux – 92130

Accès :

Taxi : Passerelle piétons, 170 quai de Stalingrad.

Piétons : Avenue Jean Monnet / Suivre panneaux : Maison de l’environnement PC sécurité.

RER : Ligne C, Station Issy Tramway : Ligne T2, Station Les Moulineaux.

Bus : 123, 289, 389, arrêt Ile Saint Germain Neuilly sur Seine.

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Chimène Badi - Studio Europe 1 le 9 juin 2010

Message par Admin le Mar 8 Juin 2010 - 22:10


Michel Drucker et Wendy Bouchard recevront Chimène Badi, Thierry Beccaro et Catherine Falgayrac dans "Studio Europe 1"
Le 9 juin à 19h

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Chimène Badi : Bienvenue dans son accueillante et chaleureuse maison perpignanaise

Message par Admin le Jeu 24 Juin 2010 - 19:18

Chimène Badi : Bienvenue dans son accueillante et chaleureuse maison perpignanaise.

Repérée dans le deuxième saison de Popstars, celle-là même qui a vu "triompher" (?) les What For (et la suggestion culte de Bruno Vandelli, quant au nom du groupe : "Quadricolor, comme les quatre couleurs primaires !"), Chimène Badi est parvenue à percer dans le milieu de la chanson... D'abord avec un premier album, Entre nous, paru en 2003, écoulé à près d'un million d'exemplaires, avant de sortir l'année suivante Dis-moi que tu m'aimes, qui trouvera 1 400 000 acquéreurs. A l'heure où le marché du disque connaît la pire crise de son histoire, Chimène affiche des chiffres qui ont de quoi faire pâlir un Norvégien !

Après Le Miroir, paru en 2007 qui a rencontré un succès moindre mais en s'arrachant tout de même à plus de 300 000 copies, elle est aujourd'hui de retour avec un nouvel album, Laisse-les dire, qui a trouvé place dans 30 000 discothèques en l'espace de deux mois, se classant plusieurs semaines dans le top 10 des meilleures ventes de disques en France.

Alors qu'elle prépare aujourd'hui son retour sur scène à l'Olympia (du 20 au 22 novembre prochains), elle accorde un entretien au magazine Logic Immo dans lequel elle évoque son chez elle, les raisons pour lesquelles elle s'est installée à Perpignan au lieu de rejoindre son fief de Villeneuve-sur-Lot, et ses activités de jardinière.

"(Ma maison) fait 230m², possède une terrasse, une piscine, un jardin de 1500 m² et un grand garage. Je l'ai voulue spacieuse pour accueillir ma famille et mes amis. (...) Je n'ai pas grandi dans le luxe, ma mère était ouvrière, mon père gardien de prison et j'ai voulu conserver la sobriété qu'ils m'ont inculquée. (...) Je suis fière d'avoir su la rendre accueillante et chaleureuse, de lui avoir donné une âme et de la vie, sans tomber dans un luxe ostentatoire qui ne me correspond pas", explique la chanteuse qui a fait preuve d'une mémoire faillible au sujet de ses impôts, il y a quelques semaines.

"En 2006, j'ai loué une maison près de Laroque-des Albères avec mon amie d'enfance. En partant, je me suis promis de m'installer un jour dans cette région. Quand ce jour est arrivé, j'ai demandé à ma meilleure amie et à ma soeur Déborah de s'installer tout près", raconte Chimène, pour l'anecdote, avant de révéler que quand le beau temps est de la partie, son petit plaisir est de faire un barbecue et de partager une partie de pétanque avec sa maman.

La belle vie ! Elle quittera cependant ce confort au mois d'octobre pour partir en tournée jusqu'à la fin de l'année.

http://www.purepeople.com

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Re: Chimène Badi

Message par Manoir_chimene le Dim 11 Juil 2010 - 14:36

Bonjour,

C'est vraiment sympa de voir que le forum de Julie Zenatti affiche régulièrement les infos sur Chimène.
Je vais essayer de venir vous en poster de temps à autres si cela vous intéresse, puisque je représente son site de fans ---> www.code-chimene.com

A bientôt!

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Re: Chimène Badi

Message par Admin le Dim 11 Juil 2010 - 14:39

Merci, c'est une très bonne idée et bienvenue parmi nous

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Le concert de la diversité

Message par Admin le Dim 11 Juil 2010 - 18:16

Le concert de la diversité



France Ô arrive sur la TNT nationale le 14 juillet. Pour fêter ça, la chaîne du service public organise un concert gratuit et éclectique sur la place de la Bastille, qui sera retransmis en direct et en prime time le mardi 13 juillet sur France Ô.
Présenté par Audrey Chauveau et Eddy Murté (photo), le concert promet 2h30 de live avec des artistes aussi divers que : Youssou N’Dour, parrain de cette soirée, Amadou et Mariam, Chimène Badi, le roi du raï Khaled, Sheryfa Luna, Ben l’Oncle Soul, Erik, ou encore Mainy Dog, Lord Kossity, Neg Marrons, Shy’m, Singuila, Inna Modja, William Baldé, Tom Frager, Stanislas, Mike Ibrahim, Smod, Jean-Roch, John Mamann.
Diffusion le 13 juillet à 20h35 sur France Ô.
Source : TéléObs

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Re: Chimène Badi

Message par Marie Rose le Lun 12 Juil 2010 - 18:27

Manoir_chimene a écrit:Bonjour,

C'est vraiment sympa de voir que le forum de Julie Zenatti affiche régulièrement les infos sur Chimène.
Je vais essayer de venir vous en poster de temps à autres si cela vous intéresse, puisque je représente son site de fans ---> www.code-chimene.com

A bientôt!

Nous en serions ravis et bienvenue parmi nous

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Re: Chimène Badi

Message par Marie Rose le Lun 12 Juil 2010 - 18:29

hier soir j'ai regardé M6
Le M6 Music Live à Issy Les Moulineaux, Chimène était magnifique.

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Re: Chimène Badi

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